Les serviteurs
Les Serviteurs de la Miséricorde sont une communauté de laïcs et de prêtres amis, fondée sur l’expérience personnelle de la Miséricorde de Dieu. Association privée de fidèles reconnue par l’évêque de Meaux.
NOTRE Raison d’être
on ne peut pas annoncer la miséricorde si on n'en a pas fait l'expérience.
L’expérience pleine et vivante de Dieu passe par l’expérience de sa Miséricorde. C’est elle qui transforme une croyance en relation, une adhésion intellectuelle en rencontre personnelle, une pratique religieuse en chemin de vie.
Parce que nous avons vécu cette rencontre et que nous en connaissons la puissance de transformation, nous consacrons notre vie à provoquer les conditions pour que d’autres puissent à leur tour en faire l’expérience dans la puissance de l’Esprit Saint.
Notre vision
La Miséricorde ne s'enseigne pas. Elle se provoque.
Notre vocation est de créer avec audace et docilité les occasions, les rencontres et les cadres propices pour que chaque personne puisse faire l’expérience personnelle de la Miséricorde de Dieu dans la puissance de l’Esprit Saint.
Annonce et exhortation
Expérience et rencontre
Enracinement et fraternité
Ce qui
nous anime
Docilité à l'Esprit Saint
Notre audace missionnaire n’est pas un volontarisme humain. Elle procède d’une écoute active de ce que l’Esprit inspire et d’une obéissance à ses motions. C’est cette docilité qui préserve notre action de l’activisme.
Unité des chrétiens
La Miséricorde est un dénominateur commun qui transcende les sensibilités confessionnelles. Nous accueillons catholiques, évangéliques et toutes sensibilités chrétiennes autour de l’expérience commune de la Miséricorde.
Obéissance ecclésiale
Association privée de fidèles reconnue par l’évêque de Meaux, soumise à une visite pastorale tous les trois ans. Nous inscrivons notre liberté charismatique dans la prudence et la sagesse de l’Église.
Surabondance
Nous ne transmettons pas ce que nous n’avons pas reçu. Cette disposition intérieure — être rempli avant de donner — est le fondement de notre crédibilité et de notre joie missionnaire.
Héritage
Une histoire providentielle
1575
Saint Philippe Neri – le précurseur
Né en 1515 à Florence de père athée, Philippe Néri devient rapidement un fervent adepte de la religion chrétienne. Il part à Rome suivre des cours de théologie. Philippe sera ordonné prêtre en 1551.
Les sermons de Philippe attirent tant de monde qu’il décide d’organiser tous les soirs une prière publique dans un oratoire. De nombreuses personnes, souvent de jeunes gens et des enfants, viennent à Philippe. Celui-ci aime rire, jouer et plaisanter avec eux. Il s’occupe de ceux qui sont livrés à eux-mêmes : promenades, discussions, jeux, prières, chants et musiques…
« Allez, l’heure de votre prière est finie, mais non celle de bien faire. Soyez joyeux, toujours joyeux ! Soyez bons si vous le pouvez. »
Ainsi se profile l’Oratoire, œuvre séculière de prêtres à qui le pape donne en 1575 la vieille église Saint Jérôme à Rome.
Le tout premier patronage
1799
Abbé Joseph-Allemand – L’inventeur
Ordonné prêtre en 1798, l’abbé Allemand entreprend de créer une œuvre d’éducation chrétienne. C’est ainsi que naît, dans le courant du mois de Mai 1799, l’œuvre de la Jeunesse de Marseille: le premier vrai patronage.
En 1917, ils sont plus de 200. Entre-temps les plus grands du patronage (« les aînés »), soutenus par l’abbé Allemand ont loué une maison et encadrent les jeunes. Les premiers animateurs en quelque sorte.
La devise de l’œuvre est : “Ici on joue, ici on prie”. Cette phrase prononcée par l’abbé en réponse à la visite d’un inspecteur du gouvernement venu fermer l’œuvre et lui demandant ce qui s’y passait, insiste sur les deux dimensions, les deux faces, de la pédagogie instaurée par le fondateur de l’œuvre.
Il convient d’ajouter à la dimension sociale du jeu sa dimension physique et intellectuelle qui participent de la croissance de l’enfant ou de l’adolescent. Plus largement, le jeu institue de nouveaux rapports au corps et à l’esprit. L’importance du jeu dans l’intuition pédagogique de M. Allemand transparaît dans ses propos: « Je n’aurais pas confiance en un enfant qui ne jouerait pas, passerait-il des heures en prière à la chapelle ».
La prière, qui passe elle aussi par un apprentissage, occupe aussi le terrain de l’éducation. On remarque ici le souci de faire de la foi non une tradition culturelle mais un acte pleinement vécu et essentiel au projet de l’œuvre.
1836
Frédéric Ozanam
La société Saint-Vincent de Paul (1833) avec Frédéric Ozanam, crée une œuvre pour les jeunes des familles visitées par ses membres. Comme les enfants pauvres sont “patronnés” par des personnes des classes privilégiées, cette œuvre s’appellera “Patronage”.
Les premiers patronages naissent donc à Paris en 1836. Jean-Léon Le Prevost, confrère de St Vincent de Paul, avec Clément Myonnet et Maurice Maignen, seront les fondateurs des religieux de St Vincent de Paul (1845), voués à l’évangélisation des milieux populaires par les « Œuvres», dont le patronage sera leur outil privilégié d’éducation et d’évangélisation de leur congrégation religieuse.
1842
Don Bosco
Très tôt, il a choisi sa voie : s’occuper des jeunes, les préparer à la vie en leur donnant une solide formation technique et surtout, être leur ami pour leur faire découvrir la bienveillance de Dieu.
Il fonde son premier Oratoire (patronage) à Turin en 1842. C’est en 1862 qu’il rassemble dans une communauté religieuse ses premiers collaborateurs, qui partageaient le même idéal. Ils s’appellent les “Salésiens”, par référence à Saint François de Sales, que Don Bosco aimait tant.
L’enthousiasme et la foi de Don Bosco l’ont conduit à lancer sans cesse des projets audacieux. Ce fut un prêtre bâtisseur d’écoles, de patronages, d’internats et même d’églises, un éducateur aux idées pédagogiques modernes, basées sur l’affection et la confiance réciproques.
Il est décédé en 1888, laissant une œuvre magnifique.
1847
Père Timon-David
Ordonné prêtre en 1846, il fonde “l’œuvre de jeunesse ouvrière” (1847) aidé par les « aînés » de l’œuvre du Père Allemand.
Il écrit sur l’éducation chrétienne et réunit autour de lui des jeunes, qui sont devenus ses collaborateurs les plus proches, pour les former.
Naît ainsi la communauté des religieux au service de l’œuvre de jeunesse.
Jusqu’à sa mort en 1891 il fonde de nombreux patronages.
2025 -
Et aujourd’hui ?
Le terme “patronage” a été abandonné dans les années 1980 et remplacé par le terme “centre de loisirs” ou ” centre aéré”. Pourtant, ce terme est porteur de sens et d’histoire.
Les patronages ont aujourd’hui retrouvé une modernité qui se voit et se ressent dans le paysage catholique.
A l’heure où les parents n’inscrivent plus toujours leurs enfants au catéchisme, le patronage est une réponse concrète et joyeuse! Ancré comme une véritable aide aux familles, avec un souci particulier à l’éducation chrétienne par le jeu et la lutte contre le décrochage scolaire, le patronage a le vent en poupe et de belles années devant lui !
En France, en 2025, il existe plus de 300 patronages et de nombreux projets voient le jour tous les ans !
Les fondateurs
Hélène DUMONT
Fondatrice et Directrice d’Esprit de Patronage
Présidente fondatrice du patronage de Montoire-sur-le-Loir et d’un autre patronage parisien, elle met aujourd’hui son expérience au service de ceux qui font vivre les patronages d’hier et de demain.
Marc DUMONT
Responsable du pôle Tutorat
Tiffany découvre les patronages à 17 ans. Animatrice, puis directrice, elle fonde en 2014 un patronage à Meyzieu qu’elle dirige 8 ans. Maintenant tutrice chez Esprit de Patronage, elle accompagne avec passion ceux qui se lancent.